Quelques échos d’une nouvelle bénévole à la permanence Caritas

RédactionNews

Madame A., 35 ans, se présente pour la première fois à la permanence. C’est le début du mois, pourtant elle n’a plus que CHF 18.90 sur son compte postal, après avoir payé ses factures. Mais, des frais de garage pour pouvoir présenter à l’expertise sa voiture indispensable pour se rendre à son lieu de travail, une pension alimentaire de son ex-conjoint non honorée, des RHT (salaire à 80%) en raison de la pandémie, le paiement impossible de sa dernière facture de primes-maladie l’amènent à venir solliciter de l’aide. Elle n’est pas à l’aise, a honte de faire cette démarche, se sent dans une impuissance totale. 

Nous l’écoutons avec bienveillance et attention, évaluons sa situation et lui proposons dans l’urgence, de l’aide alimentaire, un don en espèces et la prise en charge d’une facture. Nous n’avons pas les moyens de régler l’entièreté de ses soucis financiers, mais lui proposons de trouver des arrangements avec, dans cet exemple, sa caisse-maladie pour un paiement différé.

Cette situation est une démonstration de notre action : écouter sans jugement et en toute confidentialité, évaluer les besoins, conseiller, orienter vers des services spécialisés et apporter une aide matérielle immédiate. Ainsi, ce sont 10 à 15 personnes qui se présentent dans nos locaux, chaque semaine.

Partager, aider, se faire proche, accompagner sont les valeurs fondamentales de notre association que tous nos bénévoles mettent en pratique, au service des personnes en précarité de notre région, avec cœur et humilité. En tant que bénévole récemment engagée, je découvre l’ampleur des besoins, la complexité des situations exposées et la richesse des rencontres avec les personnes accueillies. Cela me touche beaucoup.

Françoise